À quoi t’as joué en… #17, Mai 2021

Puisqu’en Mai l’on fait ce qu’il nous plaît, il est logique que j’aspire à de nombreuses parties de jeux longs et complexes. Donc vacances. Mal m’en a pris puisque suite à une situation rocambolesque digne de toute la déveine à laquelle mes parties me confrontent régulièrement, point de ces vacances qui auraient dû être les premières depuis 18 mois. Dont acte, point de longues parties de jeu complexe. L’on se défoule donc, tant au travail qu’au domicile, sur de nombreuses parties courtes de jeux simples. Heureusement, qui dit simple d’un point de vue complexité ne le dit pas point de vue difficulté, et nombreuses sont les cuisantes défaites, comme vous vous apprêtez à le découvrir.

The War of the Worlds: France

Une partie – Nouveau jeu !

Il n’est jamais aisé d’apprendre un nouveau jeu DVG tant leurs livrets de règles sont chaotiques, et ce jeu ne fait pas exception. Rendu éminemment complexe par un matériel ne présentant aucune espèce d’information et nécessitant des références constantes au livret, le jeu n’est pourtant pas si profond qu’il en a l’air. Je dirais même qu’il est extrêmement aléatoire. Reste que, parce que malgré tout le mal que je pense de cet éditeur, les jeux DVG proposent toujours quelque chose de nouveau et d’intéressant : le système d’événements est très sympathique puisqu’au lieu de se déclencher de manière prévisible à chaque phase, ou à une phase donnée en fonction de la manche en cours, lesdits événements apparaissent de manière totalement aléatoire en fonction du dos de la carte révélée, mais toujours à raison d’une par manche. Non pas que les règles soient claires à ce sujet puisqu’à aucun moment il n’est précisé que tous les événements doivent être mélangés en une pioche unique ! Je tente quelques batailles terrestres histoire de tremper les orteils dans l’eau et suis sévèrement puni pour avoir eu la grande présomption de penser qu’une paire de canons suffirait. Devant l’évidente débâcle j’abandonne la partie, heureux d’avoir déjà pu mieux comprendre le fonctionnement global du jeu. La suite dans un an ?

Maiden’s Quest

Une partie

Ayant reçu les nouvelles cartes promotionnelles je tente la donzelle dragon contre Narcissia et une fois de plus, si je m’en sors bien aux trois premiers niveaux, la suite consiste à ne pas piocher d’adversaires avant la fin du deck et à remélanger à tour de bras… Pendant 45 minutes ! J’abandonne alors et Ô Joie, ne voilà-t-il pas qu’une carte s’est glissée sous ma chaise de bureau qui fit plusieurs passages dessus. Une belle manière de remettre le pied à l’étrier !

Cantaloop: Book 1 – Breaking into Prison

Une partie

Je trouve assez révélateur le fait que malgré une belle avancée sur cette partie, je n’éprouve aucunement le besoin de continuer l’aventure ou de savoir ce qu’il se passe ensuite, ce faisant oubliant tout le progrès effectué depuis, ce qui est plutôt gênant puisqu’une bonne partie se joue sur la mémoire des événements passés et des situations à déclencher une fois certains triggers déverrouillés. Bref, voilà qui augure assez clairement l’avenir que je réserve aux livres 2 et 3… Le soufflé est très vite retombé. D’ailleurs on n’entend plus parler du jeu dans la guilde.

Warfighter: The Tactical Special Forces Card Game

Deux parties

Prétendre un retard sur la parution de ma chronique serait un euphémisme certain, mais se laisser le temps de la réflexion et de tenter certaines stratégies fait partie intégrante de ma méthodologie, et c’est chose faite avec Ennis, soldat Canadien spécialisé dans les explosifs, que j’envoie dans la jungle urbaine Coréenne tenter de couler un navire avant qu’il ne mette les voiles. Echec lors de la première tentative, alors que j’épuise mes cartouches quasiment à chaque tir et suis débordé par les unités hostiles. Lors de la deuxième tentative je me repose davantage sur les explosifs et ai la main plus heureuse sur les renforts. Victoire grâce à une roquette bien sentie, aidée par les compétences choisies. Je continue à ne pas penser beaucoup de bien des missions courtes, qui reposent à mon goût trop sur l’aléatoire de la pioche quand les missions longues sont beaucoup plus tactiques et stratégiques, faisant la part plus belle aux soldats bien équipés, mais la victoire est toujours jouissive.

Tiny Ninjas Heroes

Deux parties – Nouveau jeu !

Une première partie assez difficile puisque je ne comprends pas, à la lecture des règles, qu’il m’est possible de répartir mes points de mouvement sur plusieurs de mes personnages. Mon score final est assez faible puisque je ne parviens pas à compléter une vague complète de zombies. Une fois la règle enregistrée, la partie se déroule bien mieux et je parviens à garder mon héros en vie jusqu’à la toute fin de partie et à occire une vague complète de zombies, obtenant un joli score de 50 points. Pas mal. Le jeu était fort sympathique également. A refaire, mais pas immédiatement, je ne pense pas qu’il se prête à des parties répétées à court intervalle.

Tiny Ninjas

Deux parties – Nouveau jeu !

La première partie en solo a duré un peu plus longtemps que prévu pour cause de soin mais n’a pas posé trop de difficulté, probablement en raison du mode facile adopté. A deux joueurs, je remporte la partie grâce à des personnages uniques assez forts, notamment Alien qui me permet de subtiliser une carte adverse avant de la retourner contre se détenteur initial. Je vaincs sans coup férir, ou presque. Etonnamment sympathique, un bon petit jeu de voyage qui ne paye pourtant vraiment pas de mine. A deux. Seul, le jeu se montre moins intéressant que One Deck Dungeon pour une boîte de taille similaire, mais nécessite davantage de place pour être joué.

Ragemore

Deux parties

Never one to give up easily, je continue à donner leur chance à ces 18 cartes et la confusion continue à grandir tandis que je bouge les cartes de droite à gauche en cherchant une raison de le faire, n’en trouvant aucune dans le thème, absent. La tension apparaît tranquillement lorsque les conditions de défaite s’approchent, mais ne grandit jamais suffisamment pour me faire appréhender la suite, et la partie ressemble plus à un exercice qu’à une immersion dans le jeu, une impression que je retrouve également avec Food Chain Island ou Ugly Gryphon Inn, du même éditeur, et qui me font annuler mon engagement initial sur Tussie Mussie. Hormis la série Opolis, il est clair que les jeux Button Shy ne fonctionnent pas pour moi. J’abandonne une première partie, ne parvenant pas à rentrer dans le jeu, et remporte mollement la seconde. Un jeu… Inutile ?

Le Roi of 12

Deux parties – Nouveau jeu !

Une première partie à trois joueurs avec la configuration de base, j’ai beaucoup de mal à appréhender la première manche et mes effets ou mon dé sont régulièrement annulés. Je tente alors de lire davantage mes adversaires et leurs intentions et remporte les deux manches suivantes. S’ensuit une partie à quatre joueurs où nous changeons les cartes, utilisant les Marchands et la Dame, qui rendent la partie beaucoup plus stratégique. Ma stratégie de base est alors d’échanger les dés pour obtenir la haute valeur de mon voisin, de modifier sa face avec un Sorcier, et/ou de protéger mon dé à coup de Dame ou de Marchands afin d’annuler les Marchands joués par un adversaire… Avec succès ! Tout le monde remporte une manche, mais lors de la dernière, mes adversaires se marchent les uns sur les autres et mon 12, volé, bien sûr, accumule tranquillement les points, jusqu’à ce que je remporte également la victoire. Une très bonne surprise, amusante et agréable à jouer, bien que stressante à sa manière. In a good way!

The Isle of Cats

Deux parties

Est-ce la campagne Kickstarter pour les chatons et, en ce qui me concerne, surtout les nouveaux bateaux, qui me motive à ressortir ce jeu ? Pas uniquement, puisque j’en pense énormément de bien. Je joue une nouvelle fois en solo avec 5 cartes pour ma sœur, soit en difficile. Je perds la première partie par gourmandise : quand j’aurais pu ne tout simplement pas de recueillir de matou afin de ne pas donner davantage de points à mon adversaire lorsque je n’en gagnais aucun, je fais fi de toute raison et joue dans le thème et tendant la main aux fieffés félins, creusant ainsi un écart de vingt points supplémentaires entre les deux protagonistes de cette tragédie en cinq actes, les quatre premiers de laquelle furent pourtant menés de patte de maître, un effort anéanti par mon ultime stupidité. D’autant plus dommage que les objectifs de ma sœur et mes leçons étaient facilement complémentaires.
Une leçon retenue pour la deuxième partie, qui voit beaucoup moins de trésors rares, d’Oshax et de leçons se présenter à moi, mais ce en quantité adéquate pour me permettre de remplir mes propres objectifs avec brio, et beaucoup de chance, et c’est ainsi à la toute dernière manche que je parviens un peu par hasard à obtenir mon troisième panier en éliminant deux cartes de leçon, me permettant d’arriver tout pile aux six nécessaires, avant que d’enfin former une famille de dix de ces quadripèdes démoniaques ! Une belle victoire, bien méritée.
Si j’ai hâte de mettre la main sur les nouveaux plateaux, à la lecture de leur description, je ne suis pour l’heure pas encore convaincu par les modules d’extension offerts par la nouvelle campagne, ce qui inclut Explore and Draw. Il va également bientôt être temps d’échanger les modules de leçons afin d’observer leur impact sur la partie.

Food Chain Island

Deux parties

Je n’ai pas grand souvenir de ces essais, ce que je trouve logique pour un jeu tout sauf mémorable dont les conditions de victoire continuent de me laisser sur ma faim. Il me semblerait plus logique de ne gagner que s’il ne reste qu’un seul animal en jeu, mais qu’importe. Au moins comble-t-il aisément cinq minutes.

Squire for Hire

Quatre parties

Je gagne une partie avec Thistle, une avec Tenderfoot, une avec Emmi, et perds la dernière avec Ooru, du jeu de base. Rien de particulièrement notable sur ces parties.

Micro City (Second Edition)

Quatre parties

Un mois de tentatives pour ce jeu : je tente le défi Microville (un stretch-goal sous format carte postale) et perds à 1 point près. Il me reste 0 temps et 0 marqueur investissement, donc pas de regret. J’ai mal calculé. Une alternative intéressante ! Je tente ensuite deux fois le module Skyline Express à l’occasion de la campagne de financement de ce dernier, et ne suis pas convaincu par le pseudo roll and write qui n’en est pas un du tout. Le module change un petit peu la donne mais n’est guère intéressant. Je perds une fois, gagne la seconde. Ces trois parties sont jouées en difficile. Je tente ensuite le mode deux joueurs compétitif et suis bien plus emballé. Il s’en faut de peu pour que je perde et je gagne finalement de deux points. Il est très agréable de remplir des objectifs assez difficiles avant l’autre joueur et la gestion des marqueurs investissement n’est pas simple ! À refaire.

Horreur à Arkham : le jeu de cartes

Quatre parties

Je continue mes aventures à Innsmouth et le désastre continue également. Le Récif du Diable est cataclysmique tant il met en exergue ma déveine : échecs automatiques à foison, clefs ne correspondant pas à celles requises, je passe 90 minutes à battre du vent et ne parviens à rien. Dans Horreur à Tout Vitesse je perds un temps fou sur le deuxième lieu, ne piochant pas les cartes nécessaires chez Stella, me faisant rattraper par tous les ennemis, et ne remplis évidemment par conséquent pas mon objectif. L’aventure se conclue dans Une Lueur dans le Brouillard qui remue le couteau dans la plaie de ma déveine : piocher l’échec automatique quand aucun autre jeton ne peut me faire échouer, le lieu absolument nécessaire est le tout dernier retourné, tout ce qui peut aller mal va mal dans un scénario mettant fin à la campagne ? Un grand classique de la résidence Raz.
Prenant note du fait qu’il est grandement temps de réévaluer mon investissement sur ce jeu qui à mon sens continue à baisser en termes de qualité à mesure que les sorties s’accumulent après avoir atteint un pic de qualité sur La Civilisation Oubliée, je retente une partie avec Zoey et Rex, Le Gouffre du Désespoir se déroule plutôt bien même si les derniers tours continuent à être ubuesques de “comme par hasard”, mais Rex fait preuve de beaucoup de chance (malgré son incapacité à utiliser ce trait dans son deck) et seule Zoey écope d’un traumatisme. Espérons que la suite se déroule mieux même si j’ai peu d’espoir dans La Disparition

Railroad Ink Challenge

Six parties – Nouveau contenu !

La gigaboîte géante est arrivée et avec elle une somme de configurations différentes possibles telle qu’il faudrait bien deux ans avant de rejouer la même à raison d’une partie par jour. Non pas que j’ambitionne de réaliser cet exploit. Je tente pour l’heure les nouveautés, avec le plateau solo, qui permet de relancer les dés à plusieurs occasions, le plateau Challenge, les objectifs, en solo et en duo, où je les trouve légèrement plus intéressants puisque non limités dans le temps ; les plateaux géants, les “villes” de départ, et le mélange d’extensions, me limitant pour l’instant à la combinaison rivière/lac, sans parvenir à exploiter leur interaction. Un jeu plaisant en solo mais limité de base, qui promet désormais des heures d’amusement. L’on aurait simplement souhaité moins d’emballage plastique inutile dans la boîte bien trop grosse pour un stockage raisonnable. Heureusement la qualité ludique est-elle présente et permet d’amoindrir cet écart anti-planète et anti-petit appartement parisien.

Combopolis

Six parties – Nouveau contenu !

Après plusieurs tentatives je considère bel et bien qu’il s’agit d’un jeu à part dans la lignée des Opolis tant les règles sont différentes de celles de Sprawlopolis et d’Agropolis. Je ne peux pas non plus dire qu’elles m’emballent autant que ces deux derniers, puisqu’il est difficile de se motiver à réellement mélanger les blocs des deux jeux et que le fait de n’avoir que deux cartes par tour et de défausser la carte non sélectionnée restreint considérablement la dimension stratégique de la partie. L’on se retrouve principalement à jouer sur un ou deux objectifs, à moins d’avoir la chance d’en tirer trois complémentaires, comme sur la photo d’illustration. Ou bien l’on peut tirer deux des pires objectifs du jeu, comme Bloom Boom, et pleurer. Je ne remporte que deux parties, la difficulté est bien au rendez-vous, le plaisir, moins.

Orchard: A 9 card solitaire game

Neuf parties

Ce jeu est retors, il faut bien se le dire. Rares sont les occasions d’atteindre un panier plein, mais quel plaisir lorsqu’on y parvient ! De même, trouver la carte parfaite, qui permette de placer ou d’augmenter rien moins que six dés en un seul coup, est éminemment satisfaisant. Je ne suis pour autant pas encore en mesure de planifier de nombreux coups d’avance et continue majoritairement à tenter de ne pas me fermer trop de portes, pas que la stratégie me semble particulièrement m’échapper, mais son application n’est pas si simple qu’il y paraît. L’ajout des fruits pourris est judicieuse. Je ne dépasse pas les 44 points mais je ne regrette pas le (faible) investissement. Je pensais que le jeu pâlirait face à Sprawlopolis, je me fourvoyais : il le complémente agréablement.

Agropolis

Neuf parties

Il est là, il est petit, il est beau, il sent bon le vieux vin chaud. La suite tant attendue du génialissime Sprawlopolis arrive avec un peu de retard et ne déçoit pas. Nouveaux objectifs, une difficulté revue à la hausse, deux nouvelles mécaniques, très simples à mettre en place : les parcs deviennent des enclos dont tant le type d’animal que le nombre d’enclos déterminent les effets de score des objectifs ; la taxe de nourrissage augmente le score final demandé, une mécanique optionnelle corsant encore davantage la partie. Les nouveaux objectifs sont plus aventureux que ceux de l’aîné, et n’hésitent pas à faire perdre des points même pour les plus demandeurs d’entre eux. On est très loin d’une simple couche de peinture rajeunissant des effets similaires, il s’agit bien d’un nouveau jeu se basant sur une mécanique existante, et le résultat est vraiment bon. Et vraiment difficile ! Je ne gagne que trois parties et toutes seraient des défaites avec la taxe.

Et toi, à quoi t’as joué en Mai 2021 ? Viens nous en parler ici.

Et vous, qu'en pensez-vous ?

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